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dimanche 8 novembre 2009

Conformité réglementaire et performance : succès de l'évènement organisé à l'hotel Le Meurice



L'étude réalisée par Christophe Roquilly et Christophe Collard sur la conformité réglementaire a donné lieu à un EDHEC Publication Paper présenté à l’occasion d’un évènement organisé le 22 octobre par Protiviti (société partenaire de LegalEdhec dans le cadre de cette étude) à l’hotel Le Meurice. Au cours de celui-ci, les deux auteurs ont présenté les conclusions de leur étude, qui s’appuie sur un cadre conceptuel élaboré à partir d’une large revue de littérature, et sur des entretiens qualitatifs menés auprès de dix directeurs juridiques et compliance officers.

Cette présentation devant plus de cent personnes a été suivie d’une table-ronde animée par Monsieur François Roche, journaliste, et à laquelle ont participé Madame Nicole Notat, Présidente de Vigeo, et Messieurs Bernard Drui, Managing Director de Protiviti, Daniel Lebègue, Président de l’IFA, Philippe Legrez, Directeur Juridique du Groupe Michelin, et Laurent Combalbert, Président d’Ulysceo.

C. Roquilly et C. Collard s’attachent à mettre en évidence que la conformité réglementaire ne peut avoir un impact positif sur la performance des entreprises qu’en fonction de la qualité de certains facteurs, qui sont répartis dans les quatre dimensions de la conformité réglementaire : institutionnelle, substantielle, organisationnelle, et fonctionnelle. La première dimension renvoie à l’auteur de la norme juridique et à l’efficacité potentielle des codes de bonnes pratiques ; la seconde dimension touche à la substance de la norme et aux mérites respectifs des deux modèles dominants : commander-contrôler-sanctionner, d’une part, recommander, encourager, récompenser, d’autre part. La troisième dimension, dont on peut penser qu’elle est centrale, est relative à l’organisation que l’entreprise met en place pour développer une véritable culture de la conformité. Enfin, la quatrième et dernière dimension évoque la nécessité de choisir la fonction au sein de l’entreprise qui va devoir incarner cette recherche de conformité réglementaire. Il appartient à chaque entreprise de trouver l’organisation de la conformité la plus adaptée à ses propres spécificités, sachant qu’il est vraisemblable que seul le dépassement de la « simple » conformité réglementaire peut éventuellement conduire à une meilleure performance.

Il est à noter que cette étude donnera lieu à un dossier dans le prochain numéro des Cahiers de Droit de l'Entreprise.

mercredi 10 juin 2009

Culture juridique d'entreprise

Comme vous le savez peut-être, le Centre de Recherche LegalEdhec dédie une partie de ses travaux aux rapports entre le droit et la stratégie d'entreprise. A ce titre, il est nécessaire de déterminer comment les décisions juridiques sont prises dans l'entreprise. La littérature en management et en stratégie nous apprend que la corporate culture ou l'organizational culture peuvent être essentielles dans l'acquisition d'avantages concurrentiels. Nous avons donc décidé de lancer une étude sur la "culture juridique d'entreprise", afin d'en savoir plus sur la manière dont la décision juridique se prend dans l'entreprise, à partir de quels déterminants, et avec quel effet sur sa performance. Cette étude est réalisée en partenariat avec l'Association Française des Juristes d'Entreprise (AFJE) (voir http://www.afje.org/) , et avec Connie Bagley (Yale School of Management) et Robert Bird (University of Connecticut). L'enquête réalisée auprès des membres de l'AFJE sera donc en même temps menée auprès des membres de l'ACC (Association of Corporation Counsels) aux Etats-Unis.

Une autre étude a été lancée. Elle est plus spécifiquement dédiée à la perception du droit (et de son impact sur les projets et les activités des entreprises) par les dirigeants. Menée en partenariat avec le Business & Legal Forum et l'Association des Edhec, cette étude (et ses résultats) seront présentés à l'occasion du Business & Legal Forum, qui se tiendra à Paris en octobre 2009.


mercredi 1 octobre 2008

Vers une GRANDE profession du Droit : Pour une meilleure performance juridique ?

Le 30 juin 2008, le Président de la République a chargé Maître Jean-Michel Darrois de présider une Commission chargée de faire une proposition en vue de réformer en profondeur la profession d'avocat "qui l’adaptera aux exigences de la société française en lui permettant de participer à la compétition internationale et qui assurera aux justiciables une meilleure compréhension de notre système juridique". Sont notamment en jeu les questions de l'accès à la profession, de la formation, des rapprochements entre la profession d'avocat et d'autres professions telles que juristes d'entreprise, conseils en propriété industrielle, notaires, les structures d'exercice de la profession. Un site web - au demeurant de bonne facture - a été mis en place afin, d'une part, de présenter les missions de la Commission et, d'autre part, de collecter toute contribution utile et de favoriser le débat. Il est très intéressant de constater comment les divers "profils" s'expriment, et combien certains ont une vision protectionniste et archaïque. Heureusement, d'autres font preuve d'une position plus moderniste. Il faut néanmoins reconnaître que la question est plus simple que les réponses susceptibles d'être apportées. La question (ou l'une des questions) : comment rendre plus performants les juristes français et leur(s) organisation(s) professionnelle(s) (toutes professions du Droit confondues) dans un environnement global et dynamique ? La réponse : la seule chose certaine est qu'il faudra contourner les barrières - parfois uniquement psychologiques - qui semblent déjà érigées.

mercredi 2 juillet 2008

Des trains de réformes pour une meilleure performance ?


De nombreuses réformes législatives sont en cours ou en projets. Conduiront-elles à une plus grande compétitivité ? Appuieront-elles la croissance ? Il est toujours difficile d'en juger a priori...

Le projet de loi de modernisation de l'économie a été adopté le 17 juin 2008 par l'Assemblée Nationale. Les débats au Sénat ont débuté le 30 juin. J'avais eu l'occasion de faire quelques remarques sur le texte dans un billet précédent. On peut regretter que l'introduction de l'action de groupe dans notre Droit ait été "reportée"... A l'occasion de la modernisation de notre économie, et comme l'ont déjà fait certains de nos voisins européens, il aurait été judicieux de mettre en place un système de recours moderne à la justice, pour faire face à des problématiques de concurrence modernes...

L'avant-projet d'Ordonnance portant création de l'Autorité de la concurrence est disponible sur les pages web réservées à la DGCCRF. Ce texte renforce les pouvoirs d'investigation de l'administration, et semble pousser les entreprises à la transaction dès lors qu'elles ne dépasseraient pas un certain seuil de chiffre d'affaires.

Serpent de mer de notre système juridique, la réforme du droit des obligations semble avancer. Dimitri Houtcieff en fait un intéressant commentaire sur son blog.

Quant au Projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet, il devrait entrer en vigueur début 2009, sachant que le Conseil d'Etat souhaite néanmoins quelques aménagements. On est loin du grand virage vers la Licence Globale, ce qui, à mon sens, est fort regrettable.

Au niveau européen, la Commission Européenne a adopté, le 25 juin 2008, le "Small Business Act". Celui-ci a pour objectif d'accroître la compétitivité des PME. A noter, en particulier, la proposition législative visant à établir un statut de société privée européenne ('SPE'). "Cette nouvelle forme de société permettra aux petites et moyennes entreprises (PME) d'exercer leurs activités dans toute l'Union européenne tout en réduisant leurs coûts et en encourageant la croissance dans ce secteur". Cette structure apportera t'elle un surcroit de flexibilité contractuelle ?

A suivre donc... Saura t'on mesurer objectivement la contribution de certaines dispositions législatives ou réglementaires au développement de la croissance, de la compétitivité, de la concurrence, et de l'innovation...?

samedi 7 juin 2008

L'action de groupe modifiera t'elle les stratégies juridiques des entreprises ?


L'action de groupe bientôt introduite dans notre système juridique ?!
Le Député Charié a fait adopter par la Commission des affaires économiques, dans le cadre du projet de loi sur la modernisation de l'économie, un amendement relatif à l'action de groupe. Cette dernière aura pour objet "la réparation forfaitaire des préjudices matériels subis par des consommateurs, personnes physiques, soit du fait de la violation par un professionnel de ses obligations contractuelles ou légales relatives à la vente d’un produit ou à la fourniture d’un service ou des règles relatives aux pratiques commerciales, soit du fait de l’exercice d’une pratique anticoncurrentielle telle que définie aux articles L. 420-1 à L. 420-5 du code de commerce et aux articles 81 et 82 du traité instituant la Communauté européenne". La France s'inscrirait ainsi dans la ligne indiquée par la Commission Européenne par le biais de son "White paper on damages actions for breach of the EC antitrust rules", qui souhaite que les Etats membres de l'UE développent des solutions efficaces et adaptées afin de faciliter le "private enforcement" en matière de pratiques anticoncurrentielles. L'action de groupe prévue par l'amendement Charié pourrait être menée en réaction à l'exercice d'une pratique anticoncurrentielle telle que définie aux articles L. 420-1 à L. 420-5 du code de commerce et aux articles 81 et 82 du traité instituant la Communauté européenne.


Il reste à s'interroger sur l'efficacité potentielle de cette mesure. Est-elle réellement de nature à affecter les stratégies juridiques des entreprises, et en particulier leur analyse rationnelle (ou censée l'être...) du risque ? Comment ces actions seront-elles financées ? Comment régler la question de l'asymétrie d'information sans procédure de "discovery" ? Comment "motiver" les cabinets d'avocats compétents sans "contingency fees" ?

lundi 5 mai 2008

Le projet de loi sur la modernisation de l'économie : à quand un projet de loi pour moderniser la rédaction des projets de loi ?

Tous les juristes le savent, la lecture d'un projet de loi (ou du texte définitif) est un remède efficace à l'insomnie. Je l'ai encore testé tout rècemment en m'attachant à la tâche quasi sacerdotale de la lecture du Projet de loi de modernisation de l'économie. Certes certaines dispositions peuvent être saluées, comme la transformation du Conseil de la concurrence en Autorité de la concurrence, avec des pouvoirs renforcés (ce qui prouve, si besoin était, le poids croissant du droit de la concurrence comme facteur de risques - et d'opportunités - pour les entreprises), et un pas supplémentaire vers la libéralisation des relations entre fournisseurs et distributeurs (vers la liberté contractuelle). Mais quand une loi a pour ambition d'apporter un souffle nouveau et d'être un levier pour la croissance, comment se satisfaire du caractère - une fois de plus - hétèrogène et labyrinthique du texte ? Comment se satisfaire d'un texte de 60 pages (version imprimée), dont le décryptage relève parfois du tour de force surnaturel ? Comment se satisfaire d'un texte LEGISLATIF contenant des formules telles que "Au deuxième alinéa du III, après les mots "contrats illicites", la virgule est remplacée par le mot "et" (Article 22, 6°) ?

mercredi 4 juillet 2007

Boston : réunion avec des avocats d'un grand cabinet d'affaires


Continuant mon périple et mes rencontres avec des juristes du monde académique et du milieu des praticiens, j'ai eu le plaisir de rencontrer trois partners d'un très grand cabinet de Boston : Bingham McCutchen. Ce cabinet a d'ailleurs été classé par le magazine Fortune comme faisant partie des 100 premières entreprises pour lesquelles travailler aux USA en 2007 ! Je remercie très sincèrement Madame Alicia Downey, partner du cabinet, pour avoir organisé cette rencontre de 3 heures (!), ainsi que ses confrères, Elaine McChesney et Daniel Savrin. Quand on connaît l'emploi du temps des avocvats d'affaires, en particulier aux US, c'est véritablement plus qu'aimable de leur part.

La discussion a été passionnante. Puisqu'il était question du management des risques juridiques, il m'a de prime abord été expliqué que le métier d'avocats d'affaires est aujourd'hui fortement axé sur la gestion des risques, sachant que l'un des challenges à relever pour ces praticiens du droit est de trouver le parfait équilibre entre la défense des intérêts de leurs clients et ceux de leur cabinet. Les dirigeants et managers qu'ils cotoient dans le cadre de la gestion de leurs dossiers ont en général conscience qu'il existe un environnement juridique qu'il convient d'intégrer dans le développement de leurs projets, mais ne sont pas toujours capables de les exprimer correctement au regard de la loi.

La discussion a mis en évidence trois domaines qui sont, selon eux, clairement porteurs de risques, et qui modifent la manière dont les entreprises mènent leurs actions . D'une part les class actions qui sont très largement relayées par la presse, que ce soit directement par les journalistes, ou par les avocats des plaignants qui recherchent à réunir le maximum de demandeurs. Certains secteurs sont particulièrement touchés, notamment celui de l'industrie pharmaceutique. Il est même arrivé qu'une entreprise soit touchée par une class action "issue" des consommateurs, et par une autre provenant des actionnaires. Même si le système des class actions présente théoriquement un intérêt, en particulier celui de pousser à négocier, il a ouvert un véritable autoroute à litiges, dont certains avocats usent et même...abusent...Eu égard aux risques économiques que présente une class action, une analyse ex ante des risques de la laisser se développer s'avère inévitable.

Le deuxième domaine sur lequel ils ont attiré mon attention est celui de "l'e-discovery" (electronic discovery). La procédure de "discovery" est très importante dans le système judiciaire américain. L'e-discovery, si l'on peut-dire, n'en est que l'expression pour les documents dématérialisés. Les données de tout type sont soumises à cette obligation de "discovery" : textes, images, présentation powerpoint, documents excel, fichiers audio, etc. Cela peut s'avérer redoutable dans des cas de droit de la concurrence, tels que ceux de pratiques de prix par exemple. Le rôle des avocats est ici très important car ils sont censés vérifier pour leur client les données qui vont être transmises. Si cette transmission ne se fait pas correctement, l'entreprise risque des "punitive damages" et les lawyers des poursuites pour "mauvaise pratique". A l'origine, la procédure de discovery a été créée pour éviter que des pièces "surprise" soient produites par l'une des parties, et aussi pour favoriser les réglements à l'amiable. Ceci étant, l'e-discovery génère un coût qu peut être énorme pour l'entreprise : jusqu'à plusieurs millions de dollars ! La masse de données à collecter et à traiter peut être gigantesque. De plus, elle pose le problème de la communication entre juristes et spécialistes de l'informatique, qui ne se fait pas toujours de manière aisée. Le développement de l'e-discovery a même créer un business pour des sociétés spécialisées dans la collecte et le traitement des informations prêtes à être transmises. Certaines sociétés ont même recours à lexternalisation en Inde !

Existe t'il des moyens de limiter le type d'informations à transmettre ? Les lawyers de Bingham McCutchen évoquent le "protectve order" qu'ils peuvent demander à un juge, dès lors que les informations peuvent toucher au secret des affaires ou au secret de l'innovation, et donner à des concurrents des informations sensibles. Mais une telle exception est difficile à obtenir et dépend énormément du bon vouloir du juge. Egalement, il est possible d'essayer de remettre en cause la demande si elle est sans fondement (en quelque sorte un abus du recours à la procédure du discovery), mais là encore ce ne sera pas chose facile. Enfin, un autre moyen possible dans le cadre de relations contractuelles, est d'insérer dans le contrat une clause limitant l'e-discovery (cest-à-dre limitant le type et le nombre d'informations à transmettre). Mais une telle clause ne se met pas en place aisément car elle va aussi limiter la capacité de l'autre partie à recourir à la discovery.

Enfin, le troisième domaine à haut risque selon mes interlocuteurs est celui des media, et particulièrement de la presse et des chaines de télévision cablées. En effet, de nombreux litiges, actions en justice, procédures judiciaires, sont rapidement extrêmement médiatisés dans la société américaine. Dès lors, de nombreuses sociétés ont créé des postes de responsable de la communication de crise afin de s'exprimer auprès des media dans ces contextes sensibles. La maitrise de cette communication est d'autant plus importante que les attaquants vont lancer leur opération au moment où la cible sera la plus vulnérable. Pour mes interlocuteurs, ce n'est en tout cas pas au lawyer de s'exprimer devant les media pour leur client.

Enfin, ce développement d'un environnement qui peut être à haut risque juridique, s'accompagne d'un développement des "compliance programmes" au sein des entreprises. Ces programmes constituent un moyen intéressant de diffuser une culture du risque juridique, de communiquer sur les règles de sécurité à respecter au sein de l'entreprise, et de mieux se préparer à d'éventuelles poursuites judiciaires.

samedi 30 juin 2007

Conférence à Pace University


Quelques jours passés à New York City où j'ai réalisé une conférence à la Lubin School of Business, Pace University, sur le thème : "Law, Strategy and Competitiveness". Certes les étudiants présents étaient majoritairement français, ce qui m'a donné une impression étrange étant donné que je suis intervenu en langue anglaise. L'accueil qui m'a été réservé par John Meletiadis fut très chaleureux. Pas facile de faire une telle conférence pendant 2 heures, de 18h à 20h, devant un public ayant eu une journée complète de cours, et en étant arrivé la veille de Paris. Mais le public a su rester attentif, avec de bonnes questions, notamment sur YouTube face aux droits de propriété intellectuelle, ainsi que sur les réseaux de distribution parallèle.

dimanche 17 juin 2007

Quand les avocats défendent leurs droits


Cordonnier ne saurait être mal chaussé ! Il semble donc logique que les avocats soient attentifs à défendre leurs propres droits, que ces droits s'expriment dans le cadre de leur vie familiale ou de leur activité professionnelle.
Dans le premier cas, il s'agit d'un avocat de l'Etat de Floride. Steven I. Weissman, qui avait acheté pour son compte et le compte de ses enfants, plus de 80.000 actions de la célèbre société Worldcom, a récemment assigné en justice le Nasdaq Stock Market ainsi que la National Association of Securities Dealers. Il leur reproche de l'avoir amené à acquérir des actions de la société Worldcom en diffusant des informations très flatteuses sur la société, à la fois dans des spots télévisés et dans des magazines. Le 11th US Circuit Court of Appeals devra donc se prononcer sur le fait de savoir si les organismes précités engagent leur responsabilité civile. En cas de réponse positive, cette décision ferait du bruit car elle pourrait créer un précédent en exposant très fortement le NSM et la NASD au risque juridique. Une intéressante étude du cas Worldcom est disponible sur le site Web de l'Université de Santa Clara.

Sur le terrain de leurs intérêts professionnels, les avocats américains (ou tout du moins certains) semblent apprécier modérément un classement des avocats réalisé par la start-up Avvo. Corp. Une class action est en cours. Au vu de certaines constatations rapportées par le National Law Journal, il est vrai que ce classement contient quelques perles...Ainsi le Doyen de la Stanford Law School est moins bien classé qu'un avocat n'étant plus inscrit au barreau et...décédé !
Plus d'information sont disponibles sur le site Findlaw.

vendredi 18 mai 2007

EDHEC Research Day : il sera question de Performance Juridique !

Vous êtes des milliers à venir sur ce Blog (si si !), c'est donc que vous vous intéressez au Droit, à l'économie, à la stratégie, et même à la Performance Juridique. Alors, ne manquez pas l'opportunité de venir assister, lors du premier EDHEC Research Day, le 7 juin 2007, au Pôle Léonard de Vinci, à La Défense, aux présentations de l'équipe du Pôle LegalEdhec - Performance Juridique et Compétitivité des Entreprises. De 14h30 à 17h, nous aurons le plaisir de réaliser les présentations suivantes :

- Christophe Roquilly, Professeur de Droit, EDHEC Business School : présentation du Pôle et de la notion de "Performance Juridique"

- Christophe Collard, Professeur de Droit, EDHEC Business School : La réglementation de la rupture des relations commerciales est-elle favorable à la compétitivité ?

- Cédric Manara, Professeur de Droit, EDHEC Business School : Les nouveaux marchés de la musique en ligne

- Björn Fasterling, Professeur de Droit, EDHEC Business School (avec la participation de Christopher Martin, Delphi) : Gouvernement d'entreprise : les règles de transparence favorisent-elles la bonne conduite de l'entreprise et l'intérêt des actionnaires ?

Pour en savoir plus, et vous inscrire : EDHEC Research Day

mercredi 25 avril 2007

Performance Juridique

Ce blog est principalement consacré à la Performance Juridique.
La Performance Juridique, que nous définirons par la suite, est une nouvelle manière d'approcher le Droit, et plus précisément les rapports entre le Droit et l'Entreprise.
A partir de l'actualité économique et juridique, le Blog Performance Juridique vous proposera une mise en perspective nouvelle du Droit, tourné vers la compétitivité des entreprises.

Dans le cadre d'un article qui sera publié dans la Revue Les Petites Affiches, numéro du 30 avril 2007, nous développons dans le détail notre conception de la Performance Juridique. La notion de performance n'est pas vraiment intégrée dans le champ du juridique, et pourtant les juristes, qu'ils soient d'entreprise ou avocats, ont un rôle clef à jouer. Ce rôle ne doit pas être réduit aux questions opérationnelles, même si celles-ci sont évidemment importantes. Le paramètre juridique doit en effet être pleinement intégré dans la stratégie de l'entreprise.

La Performance Juridique, c'est en réalité l'aptitude d'une entreprise à gérer juridiquement les risques (positifs et négatifs) liés à l'élaboration et à la mise en oeuvre de sa stratégie. Comme nous le montrons dans l'article évoqué précédemment, cette gestion juridique des risques consiste à apporter aux ressources de l'entreprise, et plus particulièrement celles concourant à la création des avantages concurrentiels, les modèles juridiques les plus efficaces. C'est ainsi que se créent des ressources juridiques, supports à la valorisation des autres ressources.

De cette aptitude à créer des ressources juridiques afin de soutenir et de favoriser le développement des resources juridiques de l'entreprise, va naître ce que l'on appelle la Capacité Juridique de l'entreprise.

Ressources Juridiques et Capacité Juridique doivent contribuer à la formation et au maintien des avantages concurrentiels de l'entreprise